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Conseil portuaire du 9 juillet : des dossiers nombreux,
des financements contraints et des attentes fortes

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Le Conseil portuaire du 9 juillet a permis de faire le point sur les nombreux dossiers en cours, dont plusieurs subissent des retards marqués.

Périmètre du port et sécurité des pontons

Parmi les sujets abordés figure la délimitation du périmètre portuaire : les nouvelles limites engloberaient une partie du quai ainsi qu’une section du port de plaisance rétrocédée à la Communauté de Communes Terre de Camargue (CCTC). Ce point reste toutefois à vérifier par les services compétents.

La question de l'état des pontons demeure l’une des principales préoccupations. Plusieurs ouvrages présentent d'importants désordres structurels. Certains accusent une forte gîte lors du débarquement du poisson, créant une situation jugée dangereuse par les professionnels.

 

Des études techniques sont en cours pour trouver la meilleure solution tout en évitant les phénomènes de liquéfaction du sable lors de l’enfoncement des palplanches. Une fois ces études achevées, il faudra encore lancer les marchés publics puis exécuter les travaux, ce qui laisse présager des délais supplémentaires pour les pêcheurs. Par ailleurs, le ponton de débarquement situé devant la Coopérative est lui aussi dans un état préoccupant : instable, il ne constitue qu’un équipement provisoire en attendant un ouvrage définitif.

Attractivité, investissements et tension budgétaire

Le développement de l’activité portuaire a été évoqué à travers la demande d’un chalutier sétois souhaitant s’installer au Grau du Roi. Tous s’accordent à dire que l’accueil de nouvelles unités représenterait une belle opportunité, à condition de réaliser les investissements nécessaires.

À ce sujet, les pêcheurs ont déploré le niveau insuffisant des investissements de la Région. Ses représentants ont rappelé que les aménagements portuaires relevaient de la compétence communale, que le port bénéficiait déjà d’une exonération de la taxe de débarquement, et que la baisse des financements régionaux découlait directement de la diminution des dotations de l’État. Déterminés à faire avancer les projets, les professionnels se disent prêts à participer financièrement. Parallèlement, les pontons des « petits métiers » posent aussi problème : le remplacement des platelages révèle régulièrement que les structures porteuses doivent elles aussi être rénovées, ce qui alourdit systématiquement la facture.

Gestion des déchets et entretien général

Le traitement des déchets demeure un sujet récurrent d'insatisfaction. Les horaires d’ouverture du point propre ne correspondent toujours pas aux besoins des professionnels. Cette situation surprend d’autant plus que cette compétence relève de la CCTC, dont le Vice-président en charge est également le 2ᵉ adjoint au Maire de la ville. De plus, ce point propre est ouvert à tous les usagers et non réservé aux seuls pêcheurs.

Sur le plan environnemental, la récupération des eaux grises, des eaux noires et des eaux de cale n'est toujours pas traitée. D'autres dossiers restent au point mort, comme le recyclage des « mixtes » (câbles intégrant de la corde en nylon) ou le sort des anciens panneaux stockés depuis longtemps sur le port, qui s’accumulent sans être réutilisés ni évacués. Ces blocages illustrent plus largement les difficultés d’entretien général du site, auxquelles s’ajoute un stationnement mal maîtrisé.

Pont tournant : un calendrier au long cours

Dossier particulièrement attendu, le pont tournant s'inscrit dans un calendrier encore très étalé :

  • Fin 2026 – Début 2027 : Lancement des marchés en conception-réalisation.

  • Fin 2027 : Attribution du marché (si le calendrier est respecté).

  • 2028 : Début envisagé des travaux.

Les entreprises pourront proposer soit une réhabilitation, soit une construction neuve. Cette seconde option poserait toutefois la question de la durée de vie des culées et de la pile centrale, qui pourraient devenir les maillons faibles de l’ouvrage. La Région poursuit de son côté la recherche de partenaires financiers pour boucler le budget de cette opération majeure

 

Santé financière et perspectives

En conclusion, le Directeur général des services a présenté la situation financière du port. Les finances demeurent saines, même si la capacité d’autofinancement est en baisse ; une évolution jugée logique au vu du fonctionnement actuel.

Face à ces contraintes techniques et financières importantes et à l'accumulation des besoins, l’augmentation de la fréquence des Conseils portuaires permettra un suivi plus régulier des dossiers, sur lesquels les élus d'opposition, Philippe Blatière et Alain Marti, restent particulièrement vigilants et mobilisés.

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